En 2020, les propriétaires qui franchissaient le pas du photovoltaïque pouvaient compter sur une prime à l'investissement généreuse et un tarif de rachat du surplus garanti sur 20 ans. Si vous cherchez à comprendre ce qui existait à cette époque, c'est souvent pour mesurer le chemin parcouru jusqu'à aujourd'hui, et ce qu'il reste réellement.
TL;DR : Cet article en bref
- Prime autoconsommation 2020 : jusqu'à 390 €/kWc pour les installations jusqu'à 3 kWc, avec un barème dégressif selon la puissance installée.
- Tarif de rachat du surplus : 0,10 €/kWh garanti 20 ans pour les installations jusqu'à 9 kWc, via contrat EDF OA.
- Depuis juin 2026, cette prime a été supprimée : baisse progressive depuis 2020, puis disparition totale.
Le contexte énergétique en 2020 : pourquoi ces aides ?
En 2020, la France cherchait à accélérer le développement des énergies renouvelables, avec un objectif de 40 % dans le mix électrique national d'ici 2030. L'autoconsommation photovoltaïque représentait un levier prioritaire : elle permettait de réduire la pression sur le réseau tout en impliquant directement les particuliers dans la transition.
C'était encore une période pré-crise énergétique, avant les chocs de 2021-2022. Les prix de l'électricité restaient stables, et les aides publiques servaient avant tout à déclencher les premiers investissements des ménages pour que le marché solaire atteigne une maturité suffisante.
Prime à l'autoconsommation 2020 : les montants selon la puissance
La prime à l'autoconsommation était versée en une seule fois à la mise en service de l'installation. Son montant suivait une logique dégressive : plus la puissance installée était importante, moins la prime par kWc était élevée. Voici le barème officiel tel qu'il s'appliquait en 2020, parmi les aides pour panneaux solaires de cette période :
| Puissance de l'installation | Prime par kWc | Exemple de prime totale |
|---|---|---|
| Jusqu'à 3 kWc | 390 €/kWc | 1 170 € pour 3 kWc |
| De 3 à 9 kWc | 290 €/kWc | 2 610 € pour 9 kWc |
| De 9 à 36 kWc | 190 €/kWc | 6 840 € pour 36 kWc |
| De 36 à 100 kWc | 90 €/kWc | 9 000 € pour 100 kWc |
L'installation devait fonctionner en autoconsommation avec vente du surplus (la revente totale était exclue du dispositif), et les travaux devaient être réalisés par un professionnel certifié RGE (Reconnu Garant de l'Environnement).
La certification RGE de l'installateur conditionne l'accès à l'ensemble des aides publiques, pas seulement la prime. Nous vous recommandons de vérifier cette qualification avant de signer un devis : un installateur non certifié vous prive de la totalité du dispositif.
Et la vente du surplus, comment ça marchait ?
En 2020, l'électricité non autoconsommée pouvait être revendue à EDF via un contrat d'Obligation d'Achat. Ce mécanisme, encadré par la Commission de régulation de l'énergie, fonctionnait selon des règles précises détaillées dans la facturation EDF OA Solaire :
- Le tarif de rachat s'élevait à 0,10 €/kWh pour les installations jusqu'à 9 kWc, et à 0,06 €/kWh au-delà.
- La durée du contrat était fixée à 20 ans, avec un tarif garanti dès la signature.
- Les modalités pratiques exigeaient l'installation d'un compteur communicant et une déclaration préalable auprès d'Enedis.
Ce complément de revenus stable sur deux décennies sécurisait considérablement le retour sur investissement des petites installations résidentielles.
Quelques autres aides disponibles à l'époque...
La prime et le tarif de rachat n'épuisaient pas les possibilités. D'autres leviers venaient s'y ajouter, notamment dans le cadre d'un projet de rénovation énergétique plus global :
- La TVA réduite à 10 % s'appliquait aux installations de plus de 3 kWc (contre 20 % en tarif standard).
- Des aides locales, versées par les régions, les départements ou certaines communes, venaient compléter les dispositifs nationaux selon le territoire.
- L'éco-prêt à taux zéro (éco-PTZ) permettait de financer des travaux incluant le photovoltaïque dans le cadre d'une rénovation globale.
Les aides des collectivités locales étaient souvent méconnues des particuliers, alors qu'elles pouvaient atteindre plusieurs centaines d'euros. Nous vous recommandons de contacter votre ADIL (Agence Départementale d'Information sur le Logement) ou votre mairie avant de finaliser un projet.
Ce qui a changé depuis 2020
La prime à l'autoconsommation a suivi une trajectoire de baisse continue jusqu'à sa disparition. Pour connaître les aides gouvernementales actuelles, voici les grandes étapes de cette évolution :
- En 2020 : prime jusqu'à 390 €/kWc, tarif de rachat à 0,10 €/kWh pour les petites installations.
- Entre 2023 et 2025 : baisse progressive, prime ramenée à environ 80 €/kWc pour les installations inférieures à 3 kWc.
- En juin 2026 : suppression totale de la prime, le marché photovoltaïque étant jugé suffisamment mature pour se développer sans soutien public direct.
FAQ : Tout savoir sur les aides photovoltaïque autoconsommation en 2020
Quel était le montant de la prime autoconsommation en 2020 ?
En 2020, la prime atteignait 390 €/kWc pour les installations jusqu'à 3 kWc. Elle était dégressive : 290 €/kWc jusqu'à 9 kWc, 190 €/kWc jusqu'à 36 kWc, et 90 €/kWc jusqu'à 100 kWc. Ce montant était versé en une seule fois à la mise en service, ce qui en faisait un coup de pouce immédiat pour amortir l'investissement initial.
Comment fonctionnait la vente du surplus en 2020 ?
L'électricité produite mais non consommée était rachetée par EDF OA à un tarif fixe, garanti par contrat sur 20 ans. Pour les installations jusqu'à 9 kWc, ce tarif s'établissait à 0,10 €/kWh ; au-delà, il tombait à 0,06 €/kWh. Ce mécanisme offrait une visibilité financière précieuse sur le long terme et contribuait à rendre les projets photovoltaïques résidentiels réellement rentables.
Quelles conditions pour toucher la prime en 2020 ?
2 conditions étaient indispensables pour bénéficier de la prime à l'autoconsommation en 2020. L'installation devait fonctionner en mode autoconsommation avec revente du surplus (la revente totale était exclue du dispositif). Les travaux devaient par ailleurs être réalisés par un professionnel certifié RGE. Sans cette double condition, aucune aide n'était déclenchée, quelle que soit la puissance installée.
La prime autoconsommation existe-t-elle encore en 2026 ?
Non, la prime à l'autoconsommation a été supprimée en juin 2026. Depuis 2020, elle avait baissé progressivement, passant de 390 €/kWc à environ 80 €/kWc pour les petites installations avant de disparaître totalement. Le gouvernement a considéré que le marché photovoltaïque avait atteint une maturité suffisante pour se développer sans soutien public direct à l'investissement.
Quelles autres aides étaient disponibles en 2020 ?
En 2020, plusieurs dispositifs coexistaient avec la prime d'autoconsommation : une TVA à 10 % pour les installations de plus de 3 kWc, des aides locales versées par les collectivités territoriales selon le territoire, et l'éco-PTZ pour les projets de rénovation globale. Ces dispositifs pouvaient se cumuler avec la prime, ce qui rendait l'investissement photovoltaïque particulièrement attractif à cette époque.
📚 SOURCES
- Légifrance / Journal Officiel : arrêté fixant les conditions d'achat de l'électricité produite par les installations utilisant l'énergie radiative du soleil (version applicable en 2020)
- Commission de régulation de l'énergie (CRE) : délibérations sur les tarifs de rachat EDF Obligation d'Achat, 2020
- Hellio : évolution de la prime à l'autoconsommation photovoltaïque 2020-2026